01.04.2005

Bon, allez. Je me mets à ma nouvelle du moment, sérieuseme

Bon, allez. Je me mets à ma nouvelle du moment, sérieusement. " Histoire de la solitaire ", sous-titre " apprivoise-moi ". On termine ce soir ?Allez, on s'y met. Courage. Qui a dit "fuyons" ?

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Obsidienne.

Voilà une bien jolie collection...

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31.03.2005

Wonderful Days

Voilà, les sempiternelles larmes coulent, toujours identiques à elles-mêmes. La fin de ce film me fait toujours pleurer, à la fois d'extase dramaturgique et d'amertume contenue.Extase dramaturgique, parce que c'est la quintessance même du ballet amoureux tragique, ces deux hommes, cette femme, en apesanteur dans un décor irréel, tentant de survivre, n'y arrivant qu'à-demi, des Cyranos de Bergerac qui se renvoient l'un à l'autre le "baiser de la gloire" tandis qu'eux restent cois et se détournent pudiquement pour ne pas voir de trop près le prix d'une défaite complotée par eux-mêmes. Ces corps qui s'entrechoquent, qui se tirent dessus, le sang qui coule vers le haut, monde à l'envers, où plus aucun repère n'existe; ces cadavres qui flottent et pirouettent dans le vide, au rythme d'un chant lyrique juste comme je les aime... Un moment de pur bonheur et de pur déchirement.Puis l'amertume. Comment traduire cela en mots. Comment atteindre ce coeur noir de l'être et des choses, cet équilibre fragile, entre le non-sens et la justesse ? C'est à s'en arracher les cheveux.Je trouverai. Un jour.

20:53 Écrit par Yselore | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Ecrire.Crispation de mes doigts sur le clavier, sur le stylo

Ecrire.
Crispation de mes doigts sur le clavier, sur le stylo. La feuille tremble d'angoisse, et de vide, et de doute. Tout tourne, tout dérive, et mon âme abattue cède... ( au coup qui me tue ? )
Gantée de plomb, la main s'affaisse et va, agonisante, au gré du fil de l'encre. Strate après strate, la pensée se découvre, se débite, rue dans ses derniers soubresauts. Résistance bénie, résistance haïe.
Pourquoi écrire, se tuer à petit feu ? Se mettre à nu, exhiber sans pudeur ses rimes inégales, ses vers estropiés, ses proses qui préféreraient peut-être rester muettes ou mourir... Parce que.
Parce que, peut-être, le monde a encore, sans se l'avouer, besoin d'esclaves de plume et de sang. Besoin de chanteurs de nuit aux refrains essouflés, besoin de la prunelle où la flamme s'éteint au coeur de la nuit bleue.
Besoin des sommeils interrompus, des nuits de veille aux paupières lourdes et aux mains hésitantes sur le papier jauni.
Besoin des désespoirs tus et criés à l'intérieur, des regrets surannés, des suicides programmés, des fins inaperçues.


Je ne sais, et en fait, peu m'importe. Ecrire pour quoi ? Pour qui ? Pour moi ? Pour personne. Pour le vent. Pour la pluie, la Lune, la nuit qui tombe et recouvre de silence et de cruauté la face cachée du monde. Pour les uns, s'ils le veulent, pour les autres, s'ils ne veulent pas. Pour toi que j'aime, et qui aime me voir écrire même si jamais rien de bon ne sort de mes mains maudites. Pour toi que je hais, en l'honneur de qui ma plume se fait de fer et de soufre. Pour le temps qui passe, ou ne passe pas. Pour les heures, les songes, les nymphes, les grâces. Pour tout ceux qui ne savent pas, et ne sauront jamais. Pour rien.

Vanité des vanités. Autodafé.
J'aime écrire. Je suis masochiste, sans doute.

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La Charge de la Déesse( Telle qu'elle figure dans mon Livre

La Charge de la Déesse
( Telle qu'elle figure dans mon Livre des Ombres )
Ecoutez la voix venue du fond des Temps, vous qui savez l'entendre. Réjouissez-vous, enfants de la Grande Mère ! Entendez-là, la Déesse Immortelle, celle aux mille visages, qu'on nomme parfois Hécate, Astarté, Atropos, Clotho, Lachesis...

Je suis l'Esprit des commencements, la jeune Dame du blé vert, la Vierge sacrée, aux yeux d'acier sous des paupières de velours. Couronnée de primevères, je tire de ma pelote le fil de la vie et l'entremêle à la toile de l'Univers. Je suis la Biche immaculée, l'animal-fée farouche qui égare le chasseur et fourvoie l'imprudent. Je suis l'enfant-femme, l'innocence et la cruauté de celles qui ne savent pas, ou font semblant de ne pas savoir. Je suis celle qui jamais ne mit au monde et qui pourtant tous vous enfanta.Il est dit que tous ici-bas, je dois vous tirer du néant, vous donner corps et vie, jusqu'à la fin des temps.

Je suis l'Esprit créateur, la Dame des fruits murs au mitan de son été, toujours féconde, perpétuellement enceinte, l'amante sensuelle à la belle couronne. Mon front est ceint de roses, et mes mains nouent et dénouent sans cesse l'ouvrage, la toile de vos vies. Je suis la voûte céleste, la Tisseuse aux mains agiles, et pour les mortels les motifs de ma Tapisserie-Monde sont autant d'edits impénétrables, inextricables. Je suis la Fortune tour à tour charmante et inflexible, les jours fastes et les jours néfastes, la chandelle allumée, le labyrinthe mystique.Il est dit que tous ici-bas, je dois vous étreindre, pour votre bien, pour votre mal, jusqu'à la fin des temps.

Je suis l'Esprit des cycles et des achèvements, la Dame en Noir, Reine des Moissons aux rêves de cendres, celle qui toutes choses détruit et à qui tout revient tôt ou tard. Je suis la sagesse à la couronne de chrysanthèmes et de tulipes noires. Je suis la justice aux yeux bandés. Je suis la graine qu'on met en terre pour qu'en ressurgisse un jour la vie. Je suis l'araignée au centre de la toile, le serpent venimeux aux crochets acérés, la vieille femme qui sans espoir de rémission tranche les fils usés de la trame, ou ceux qui ont fait leur temps malgré les promesses qu'ils semblent porter.Il est dit que tous, ici-bas, je dois vous affronter en combat singulier et vous défaire.

Je suis la Reine de toutes les Magies, veillant sur les initiés depuis mon palais de Lune. Je suis la Déesse métamorphe, pour qui le beau et le laid, le fou et le sage, le bien et le mal, le vide et le plein sont choses identiques et aussi nécessaires les unes que les autres. Je suis l'équilibre en toutes choses, celle qui enseigne les arcanes, l'acceptation et le renoncement.
Soyez mes disciples et j'ouvrirai la voie pour vous.
Soyez mes élèves et je vous montrerai les splendeurs de la Nature, les secrets les plus celés du temps.
Soyez mes enfants, et je serai éternellement avec vous, en vous.
Soyez ce que vous êtes, et réjouissez-vous dans l'extase de la Déesse !

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Variations sur Vision, Dame des Maisons de Destin

Vision était une femme de givre et de cristal, une présence éthérée dans un palais de velours et de feutre, qui étouffait les bruits et amplifiait les échos des consciences.
Ses yeux de glace allaient et venaient, se posaient sur les choses, les pénétrant instantanément, puis les quittant comme sans le vouloir. Et ce qu'elle avait vu se teintait parfois, au détour d'une oeillade, de fleurs de gel, de cris muets sous la morsure d'un froid abyssal.
Fine, élancée, soudaine comme un éclair, éternelle comme le bleu du ciel, elle représentait par-dessus tout le désir du coeur de son peuple de rêveurs.
Sa chevelure de pécheresse avait le parfum entêtant des songes qui se dérobent à l'oubli, au creux des draps défaits, et demeurent au coeur des jours entiers, des années entières peut-être.
Reine des Songes, elle l'était, certes. Tout comme sa soeur Nuit était reine de l'Ombre, et tout comme Idylle était souveraine des cours d'Amour. Mais cette royauté était à la fois plus totale et plus insignifiante que les autres. Une chape de plomb sur des épaules plus frêles, un corset de fer autour d'une poitrine trop fragile pour exister par elle-même.
Vision était, sans plus, sans moins. Elle évoluait, fantomatique, dans ses couloirs ou se pressaient les oracles et les prophètes, les messagers du temps et ceux, plus profanes, des princes et princesses cherchant à s'attirer les faveurs du destin. Jamais on n'entendait autre chose de sa bouche que des murmures, ou des chansons entonnées à mi-voix, comme en secret, étouffées par le cloisonnement timide de ses lèvres aux reflets de nacre.
Coeur battant du temps qui passe, et l'on murmurait parfois sur son passage, parfois à tort, parfois à raison, que le temps non né souffrait pour elle les mille tourments d'un amour impossible.



Variations sur le thème de Vision, Dame des Maisons de Destin, l'un des personnages de mon prochain roman du cycle de Morradàn. Recherche intensive du détail, de la perle rare, travail acharné de joaillerie stylistique pour extraire de la fusion des mots le bijou dont l'aiguille frappe au coeur et à l'âme. Travail non fini - achevable ? - cela s'entend. Je cherche, je cherche... Jusqu'à ce que je trouve, et l'oeuvre façonnée ira à sa juste place dans l'agencement du livre.

16:27 Écrit par Yselore | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Longuement, je traverse les pièces désertes. Mon âme est

Longuement, je traverse les pièces désertes. Mon âme est en expansion, un gaz, une vapeur qui s'étire et s'étend, et occupe tout l'espace contenu entre les murs. La moindre image y cogne et résonne. Il faut que je fasse très attention à ne pas me laisser assourdir par les échos.
J'ai le coeur qui se craquelle quand je croise un jouet déglingué abandonné sur le sol, des assiettes sales empilées dans l'évier, un pull jeté sur le dos du canapé. Des larmes délicieuses viennent mourir au bord de ma gorge.
J'arrive au bout du couloir, je jette un oeil bouleversé dans la chambre des enfants. Je fais demi-tour, je traverse l'appartement en sens inverse. J'entre dans la salle de bains, j'ouvre le robinet de ma baignoire, je ne sais trop quoi faire de mon corps. Je vais le tremper et le ramollir, je vais le savonner soigneusement et je le sècherai. Je penserai que ce corps est double et je tenterai de me loger dans sa peau amicale. Et d'y rester.






Ils sont partis. J'ai adoré, comme chaque fois, le geste tranquille qui consiste à refermer la porte, à clore la maison, à me clore. La serrure a fait un bruit clair et élastique que j'ai accompagné de la voix. Au revoir mes chéris, au revoir, schlik, je ne vois plus rien, j'ai le nez sur le panneau, j'appuie mon front sur le bois peint de blanc. J'écoute le silence domestique. Il y a une jubilation de conjuré à confirmer ce que je sais : je suis toute seule.
Mon lit m'appelle, il dit qu'il faut s'allonger quand on peut, et dormir, que le sommeil est la récompense des femmes qui divorcent. Je résiste mal aux invitations directes, je n'ai pas encore atteint ma chambre que mon corps est déjà assoupi, mes veines charrient des flots d'endorphines et j'ai l'esprit tout brumeux de rêves. Je ferme les yeux en m'allongeant, je cherche la chaleur, je me pelotonne sous la couette défaite, je dors, voilà, le jour se lève et je dors comme une bienheureuse.

16:13 Écrit par Yselore | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

La première fois que j'ai vu cette photo, je suis restée b

La première fois que j'ai vu cette photo, je suis restée bloquée dessus cinq minutes, en me demandant qui m'avait photographiée à mon insu et quand j'avais déjà été habillée en robe de mariée - chose qui ne me ressemble absolument pas, on ne le dira jamais assez !

Le Katana et le visage, en revanche, pourraient être les miens. J'ai donc un sosie quelque part sur terre qui manie le katana et à qui il faudrait apprendre à haïr le sacrement du mariage tout comme je le hais ^^

Remarquez. Si elle est armée c'est peut-être qu'elle va faire de la cérémonie un massacre. A ce moment là, elle doit être fréquentable.

15:59 Écrit par Yselore | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Pourquoi toujours mettre des titres.

- Toi, si tu avais le choix, maintenant, qu'est-ce que tu voudrais faire dans la vie ?

J'ai réfléchi. J'ai répondu en deux temps.

- Si je pense à moi, je me dis que j'aimerais creuser un trou profond, me mettre dedans et m'endormir. Mais si je pense au monde, je me dis que j'aimerais écrire des livres. Mais, bon, ça ne sert à rien de rêver. Je n'ai pas le termps. Ni pour le trou, ni pour écrire des livres.

15:55 Écrit par Yselore | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

18.03.2005

Ostara, le 21 mars... Bientôt !

Le temps est aux réjouissances, réjouissons-nous !
Jouvenceaux et Jouvencelles, rejoignez-nous !

La terre était blanche, sans vie, sans fleur,
Elle semblait morte, mais je n'avais pas peur
Elle se préparait, car c'est la loi
A nous étonner... Encore une fois !

Dès que Mars a reparu, tous les êtres se réveillent
L'herbe naît dans la prairie et verdit en peu de jours
Ainsi naît notre désir, ainsi s'éveille l'amour
Il n'est rien qu'il ne réclame, rien n'arrête son audace,
Il veut que tout soit donné, et qu'aimer soit notre vie !

Le temps est aux réjouissances, réjouissons-nous !
Jouvenceaux et Jouvencelles, rejoignez-nous !
Oh, oh ! Tout est en fleur...
Dans les champs comme en nos coeurs, tout est en fleur !
Ce nouvel amour éveille nos ardeurs !


Le 21 mars, c'est la fête annuelle d'Ostara. Le renouveau de la nature, l'élan créatif de la Déesse, et le Dieu qui grandit et devient un grand et beau jeune homme, jeune cerf régnant sur ses vastes domaines. Je célébrerai les rites païens et chanterai pour eux, préparerai le festin rituel, et danserai, danserai, danserai comme un derviche !!
Et bien sûr, je m'adonnerai aux petites choses païennes qui sont restées dans les moeurs, les lapins, les poules et les oeufs, symboles de fertilité depuis des millénaires. Et vous ne trouverez certes pas chez moi cloches et poissons, qui sont eux des symboles purement chrétiens ajoutés ultérieurement !

Joignez-vous aux réjouissances, et que surgisse le chant de vos coeurs !

00:19 Écrit par Yselore | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

16.03.2005

La Lame et le Sang


" J'aurai tout de même réussi à être ces deux choses à la fois : le poignard et la blessure..."
 
 

17:47 Écrit par Yselore | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Réminiscence.

Tout compte fait j'ai effectivement dû m'incarner pendant la deuxième guerre mondiale. Cette nuit j'ai rêvé - entre autres - de chambre à gaz.
 
Au moment de fermer les yeux, alors que les vapeurs empoisonnées se répandaient autour de moi, autour des autres, je me suis dit " enfin, un peu de repos. Je vais pouvoir dormir ". Et j'ai dormi longtemps...
 
En un sens, c'était plus agréable que les réminiscences de bûcher et autres lapidations que j'ai pu revivre à certaines occasions... Tout est relatif, dans cet univers. C'est presque la première chose à apprendre en magie.

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Si le Dieu est un Chant, la Déesse est un Cri

 
Il est fort rare que je me souvienne
Mais dans ces moments où le Temps se fait noir
Rage, impiété sacrée, je suis tienne
Et je meurs à moi-même dans l'énergie du désespoir
 
L'envie de mettre à bas tout ce qui s'est construit
- Si le Dieu est un Chant, la Déesse est un Cri -
Le désir de renier les humains, leur folie
S'il fallait tous les tuer je serais sans merci !
 
Leur vaine vanité, leur sotte sottise
Cette fierté mal placée qui mes fureurs attise
Leurs silences trop forcés, leurs paroles incongrues
Leur étroitesse d'esprit à faire tomber les nues
 
Ames vides, égarées, qui marchez sans savoir,
Gaussez-vous de la vie, gaussez-vous du pouvoir.
Elles sont là qui veillent et qui rient de vos rires
Et je suis là aussi, moi que le meurtre inspire.
 
D'un passé déjà mort, d'un futur d'avance péri
De l'avenir écrit, infortunée chalande,
Et toujours cette voix formidable qui scande :
Si le Dieu est un Chant, la Déesse est un Cri !
 
L'heure des Loups venue, mon hurlement se joindra à celui de la meute. Et elle comptera bien plus de têtes qu'on ne le pense.

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08.03.2005

A ceux qui prétendent...


A ceux qui prétendent ne croire que ce qu'ils voient, je dis : pour voir, il faut d'abord apprendre à regarder !

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06.03.2005

solitude

"Quiconque se complaît dans la solitude est soit une bête sauvage, soit un Dieu."

Aristote.

 

Ce n'est pas exactement du bonheur, mais plutôt du "rien à foutre". Je suis " rien à foutre ", de la tête au pied. En ce sens, oui, c'est du bonheur. Indifférence, O Eris, quel cadeau !


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03.03.2005

Courir avec insouciance au milieu des guerriers furieux, san

Courir avec insouciance au milieu des guerriers furieux, sans craindre de mal, et sans coup férir. Les voir tomber et rire, sachant qu'ils ne sont pas terminés, qu'ils ne font que suivre des pistes déjà tracées, des routes battues et rebattues. Courir, cheveux au vent, robe de moire, Me(s)Moires...
 
J'aime ces sensations de liberté totale et de complétude que l'on a lorsqu'on voyage en astral. Là-bas, tout est possible. Ici, dans le monde dit matériel, la moitié de ce qu'on fait la bas est impossible, irréalisable. Quoique. Il est déjà possible d'y faire beaucoup de choses inattendues, illogiques, qui feraient pâlir d'angoisse les cartésiens et les sceptiques et leur donneraient des insomnies.
 
Des insomnies, j'en ai eues, quand je voyais des esprits et que je sentais des présences étant petites. Je serrais les poings et les dents, seule dans ma chambre-écrin ou défilaient des ombres venues me saluer ou me faire peur. C'est dans cette chambre de petite fille, peut-être un peu plus austère, un peu moins joyeuse que les autres, que j'ai appris à me battre, bien avant que le Vieux ne se profile dans mes rêves et dans ma vie... Cela, beaucoup d'entre vous ne peuvent le comprendre.
 
Vous me prenez pour folle, mais je suis votre avenir à tous. Moi, et tous ceux qui sont dotés des mêmes étranges facultés que moi. Les gosses dits "indigos". Les gens dits "sorciers", "magiciens". Il faudra que l'humanité s'adapte et que la pratique de la magie devienne la norme si elle veut survivre dans ce que le monde est en train de devenir.
Vous riez peut-être de moi. Je n'en ai cure... Bientôt, plus tôt que je ne le voudrais - plus tôt que vous ne le voudriez - la déferlante sera sur nous tous.
 
"Comme tout ceux qui sont nés pour voir de tels temps " écrivit un jour Tolkien, ô combien inspiré...
 
Mais passons. Ces pensées sont trop inadaptées à l'instant présent, trop vides de sens pour vous - pour la plupart d'entre vous. Ceux qui savent, qui pressentent, sont légion.
 
Cette nuit j'ai donc rêvé de fils brisés, de toiles entrecoupées de marques de suie ou de flammes vives. J'ai vu des hommes s'effondrer de l'autre côté. J'en ai vu d'autres naître. La trame s'étale devant mes pas, se poursuivant sans fin depuis son point originel, la broderie primitive sur les fils du temps jetés devant les tisseuses. Quand le temps n'existait pas, ô ma Déesse, tu étais déjà là. 
 
 
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26.02.2005

La fille aux cheveux gris

Femme enfant au regard de serpent d'eau, fillette aux cheveux gris cascadant sur ses épaules graciles... Elle est typée italienne - comme toujours, oui - et bien sûr, elle est jolie et en même temps pas. Conséquence de sa charge, peut être...
 
Elle est venue me parler au creux de mes rêves et je me suis battue pour elle comme je le fais parfois. Ce fut âpre et risqué. Mais je suis à ses ordres, et à ceux de ses soeurs, et je sais que par leur ruse ou volonté, je serai victorieuse de chaque combat, ou du moins que je me remettrai de mes blessures. Ainsi le veulent-elles, jusqu'à ce qu'elles n'aient plus besoin de moi.
 
Elles sont affectueuses, toutes les trois, à la façon d'un enfant qui aime sa poupée, ou son jouet préféré. Parfois elles s'amusent à faire mal, pour rire... Il ne faut pas chercher à comprendre. Elles ne sont pas humaines, et cependant leur comportement, leur sadisme parfois, semblent bêtement, méchamment, simplement humains. Je renonce à comprendre, c'est inutile. Comprendre n'est pas ce qui m'est demandé. Et dans ma vie, je le sais, c'est en ne cherchant pas que je trouve, c'est en ne questionnant pas que je reçois les réponses.
 
Je me suis réveillée avec des courbatures dignes d'une après soirée de spiritisme, et un mal de crâne épouvantable. Mon Katana est souillé, il va falloir que je le purifie et que je le recharge. A moins que je ne demande à ma baraque de le faire, c'est dans ses cordes après tout.
 
Je sors cet après-midi. J'embarque mon obsidienne avec moi, comme je m'efforce de le faire à chaque fois que je pars au Colombistan Inférieur. Il y a des choses qui traînent dans l'air, dans ces coins là, et qui ne demandent qu'à attaquer à vue le premier sorcier qui passe. Ceux qui tenteront leur chance avec moi seront servis.
 
Prof, je suis encore bluffée par ton coup de Maître d'hier. Pfff, c'était petit, quand même, le 666 en haut à gauche de la page...

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Le Vieux

A l'homme qui parfois m'enseigna, et parfois me combattit, ce qui m'allait aussi bien que l'enseignement... Ce coin de la Toile livré à lui-même, un "hasard", peut-être, avec toutes les connotations magiques que ce mot peut avoir.
 
Professeur, Maître, Compagnon de route, selon l'humeur et la nécessité. Tu m'as guidée à de nombreuses reprises, et appris les deux choses incontournables : l'acceptation et le renoncement. Qui peuvent parfois signifier la même chose.
 
Tu m'as appris à voir les étoiles qui scintillent dans la nuit, et qui par elle sont magnifiées. Et aujourd'hui tu me surprends encore...
 
La Toile du Web a encore une fois permis le passage de la navette. Entre les fils, je suis, comme une enfant âgée de 10 000 ans, et j'attends ton retour...

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A toutes et à tous, Bonjour et Heureuse Rencontre. Ce

A toutes et à tous, Bonjour et Heureuse Rencontre.
 
Ce blog a pour principale vocation de recueillir mes pensées et les récits de mes tribulations dans ce monde et dans l'autre, et il est très fortement lié au contenu de mon site internet http://yselore.free.fr.
 
Mais d'abord, je me présente... Je suis Yselore, Ker Elaën-IrEsh sous d'autres cieux, en d'autres temps. Je chemine sur les sentiers de cette terre tout en connaissant les routes invisibles, les pistes silencieuses.
 
Le temps est pour les gens comme moi une denrée peu importante, que l'on peut dépenser sans compter. Pour écouter les autres, pour s'écouter soi-même, c'est selon. Pour tendre la main ou pour demeurer à la croisée des chemins, en retrait, en conscience. Le temps ne m'est rien, et je ne suis rien pour lui. Une ombre dans une ombre, un rêve à l'intérieur d'un rêve.
 
Ces lieux empreints de mélancolie, de magie sépia, comme j'aime l'appeler, sont là pour toi, qui sait lire entre les lignes et qui est en quête de toi-même. Je t'attends au pied du bouleau argenté, le pied ferme, la main sûre, le katana au fourreau.
 
Peu importe les dits de ceux qui sont fermés à eux-mêmes. Nous sommes des poissons à qui l'on enseigne les limites du bocal. Certains savent se faire Coelacanthes, ou psychopompes. D'autres pas. C'est dommage pour eux, et parfois cela m'attriste. Mais c'est nécessaire.
 
Je suis d'Ombre, de Jaspe, d'Obsidienne et de Saphir. Je suis Yselore Ker Elaën-IrEsh, Chaotique par essence, Noire par tendresse, Ecrivain par amour, Bibliothécaire par habitude. Et j'apprécie ceux qui ne prennent pas les mots pour ce qu'ils semblent être...
 
 
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